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31.12.2009

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17.11.2009

Qu'est-ce qu'IDAY ?

INTERNATIONAL DAY OF THE AFRICAN YOUTH

JOURNEE INTERNATIONALE DE L’ENFANCE AFRICAINE

INTERNATIONALER TAG DER AFRIKANISCHEN JUGEND

INTERNATIONALE DAG VAN DE AFRIKAANSE JEUGD

DIA INTERNACIONAL DE LA JUVENTUD AFRICANA

 

QUI SOMMES-NOUS ?

IDAY est une coalition d’organismes – Organisations non gouvernementales (ONG) ou associations sans but lucratif (asbl) -  engagées individuellement dans la réalisation de projets d’éducation et collectivement pour réaliser en Afrique subsaharienne le deuxième Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD2) : un cycle complet d’éducation primaire pour tous d’ici 2015.

                           

 

La jeunesse africaine est le groupe de jeunes dont les droits sont le plus massivement bafoués. Prés de la moitié des jeunes de 6 à 12 ans qui, au monde, n’ont pas accès à un cycle complet d’éducation primaire sont des Africains (40 millions) ;  deux tiers n’ont pas accès à un cycle complet d’éducation secondaire ; 30 millions de jeunes Africains de 15 à 24 ans sont illettrés et contrairement au reste du monde, leur nombre augmente. Ces chiffres n’incluent pas ou qu’en partie les enfants de ou dans la rue, les enfants soldats, les enfants domestiques, les enfants dits "sorciers", les filles mariées de force et les enfants esclaves, parfois vendus à l’étranger où ils disparaissent sans laisser de trace. Et combien y a-t-il de jeunes qui,  à l’instar de Yaguine et Fodé, ces deux jeunes Guinéens trouvés morts dans le train d’atterrissage d’un avion venant d’Afrique en août 1999,  meurent pour recevoir une éducation digne de ce nom et qui eux, restent anonymes ?

 

Pourtant, tous les pays membres des Nations Unies ont souscrit à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dont l’article 26 garantit à tous l’éducation comme un droit fondamental, droit confirmé par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant en ses articles 28 et 29.

 

Les membres d’IDAY organisent ensemble pour chaque pays membre (voir sections), des manifestations notamment le 16 juin, en commémoration des jeunes Sud-Africains massacrés le 16 juin 1976 à Soweto alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour une éducation de qualité. Ces manifestations visent à promouvoir les mesures spécifiques nécessaires pour atteindre l’OMD2 dans chaque pays de l’Afrique subsaharienne. Les organismes européens agissent en solidarité de leurs homologues africains et le 16 juin remettent aux autorités européennes, africaines et internationales un manifeste qui résume l’évolution de la situation et les mesures à prendre pour soutenir les pays africains dans leur effort pour atteindre l’OMD2 . IDAY ambitionne de devenir pan africain et pan européen d’ici 2010.

 

IDAY fait partie et œuvre en concert avec la Campagne Mondiale pour l’éducation.

 

IDAY cherche à mobiliser toutes les forces vives en Afrique comme en Europe pour réaliser ces objectifs et dans cette perspective est ouverte à toutes les tendances politiques et religieuses compatibles avec ces objectifs. Toutefois, IDAY est strictement neutre sur les plans politique et confessionnel.

 

Pour participer à IDAY, il suffit de signer la charte et la retourner à l’autorité appropriée selon les indications données dans la charte elle-même.

 

Journal Télévisé sur RTBF le 14 novembre 2009

(Derrière la speakerine, la photo de Yaguine et Fodé.)
 
"Un douloureux souvenir, celui de la mort de deux jeunes guinéens, Yaguine et Fodé. Il y a 10 ans, ils étaient retrouvés morts dans le train d'atterrissage d'un avion à Bruxelles. Sur eux une lettre, un appel à l'aide. Elle a été relue aujourd'hui à Bruxelles, en présence des parents des deux adolescents.
 
Michel Hellas : "Les parents de Yaguine et Fodé ont participé à une conférence sur le rôle de la société civile dans la promotion de l'éducation. L'occasion d'une cérémonie avec la lecture de la lettre de leurs enfants.   (suivent de larges extraits)
 
JT :Les parents de Yaguine et Fodé ont créé une fondation pour que la mort de leurs enfants servent à quelque chose.
 
Limane Koïta : Selon la lettre de Yaguine et Fodé, nous manquons d'écoles en Guinée, nous manquons d'infrastructures qui peuvent prendre en charge une très bonne éducation. Notre objectif est de tout faire pour avoir des partenaires qui pourront nous aider à créer des écoles, à fournir des formateurs.
 
JT : La mort de ces deux adolescents est également à l'origine de l'ONG internationale IDAY, qui organisait cette conférence à Bruxelles.
 
JJ Schul : Nous avons eu cette conférence pour former les membres de la société civile africaine qui sont engagés pour faire de l'éducation pour tous par le biais du lobbying auprès de leurs gouvernements. Nous avons contribué à les former, à leur donner un certain nombre d'éléments pour rendre cette action plus efficace.
 
JT : Ils avaient 14 et 15 ans. D'autres sont morts ainsi, avant eux et après eux. Aucun n'avait laissé pareille lettre, pareil appel au secours plein de dignité, au nom de l'Afrique, au nom de cette jeunesse africaine sacrifiée. Leur appel sera-t-il plus entendu demain que pendant ces dix dernières années ?

 

11.11.2009

12-14 nov. 2009 : CONFERENCE : EDUCATION ET SOCIETE CIVILE

 

À l’occasion du

10ème Anniversaire du décès de Yaguine et Fodé

et du

20ème Anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant 

 

Conférence Euro-Africaine 

 

« ÉDUCATION & DÉVELOPPEMENT :

Rendre plus efficace les  interventions de la société civile »

 

du jeudi 12 au samedi 14 novembre 2009

Hôtel de Ville de Bruxelles

&

au CNCD, Quai du Commerce - Bruxelles

 

Langues : anglais & français

 

PROGRAMME

 

Jeudi 12 Novembre

 

Arrivée des participants

 

18-19 h : Inscriptions des participants à l’hôtel Ibis.

 

19h30 : Dîner rencontre-échange entre participants

 

20h -21h30 : ‘Progrès vers l’enseignement de base de qualité pour tous en Afrique : statistiques officielles ».

Orateur : M. Borel Foko (Pôle de Dakar)

Lieu : Au CNCD.

 

Vendredi 13 novembre – Salle de Conférence – Hôtel de Ville

 

9h30 – 10h45 :» Aide, développement et émigration » . 

Animateur :  Jean-Jacques Schul, Directeur Général Honoraire de la Banque européenne d’Investissement (BEI)

Panel : Monsieur Cheich Tidiane Niang, Représentant de l’Union africaine, Représentant de la Commission Européenne, Membre de l’aide bilatérale belge (CGRI-DRI ou DGCD), Mme Fuencisla Carmona Blanco, consultante  

 

10h45 – 11h15 : Pause café.

 

11h30-12h30 : « Mise en réseau des organisations de la société civile pour renforcer leur capacité d’interpellation politique et de  plaidoyer 

Lancement Campagne « 1GOAL » de la GCE/FIFA à l’occasion de la Coupe du Monde de Football 2010 en Afrique du Sud.

Animateur : Mme Michelle Dixon (Commonwealth Education Fund )

Panel : Mme Virginie Dhellemmes (Secrétaire-Général BICE); Mme. Codou Diaw (Executive Director of FAWE), M. Collins Nweke (NIDOE); M. Séverin Butegere  (Coalition de la diaspora burundaise en Europe).

 

13h00 – 15h00 : Déjeuner offert par la Ville de Bruxelles.

Présentations :

  • Comment contribuer à l’éradication du paludisme en Afrique grâce à l’Artemisia Annua (avec distribution de semences pour des champs d’écoles de membres d’IDAY + instructions aux participants).
  • Introduction à la désinfection de l’eau par le soleil (méthode suisse). 

Orateur : Pierre Lutgen (IFBV, Luxembourg)

 

15h15 – 16h15 : « Réussir les échanges multiculturels de jeunes : du Nord vers le Sud et vice-versa ».

Yaguine & Fodé ont voyagé dans des conditions périlleuses : seraient-ils morts s’ils avaient eu accès à un programme d’échange de jeunes ? Dans quelles conditions ces échanges avec l’Afrique conduisent à une meilleure compréhension mutuelle (âge, durée, critères de sélection,…) ? Peuvent-ils réduire la pression sur l’émigration ?

Animateur : Bert Vercamer (American Field Service Exchange Programme – Africa)

Panel : Représentants de la jeunesse africaine ; responsables de programmes d’échanges Europe-Afrique : Mr. Pierre Guerriat, directeur du Collège Christ-Roi à Ottignies, élèves.

 

16h30-17h00 : Pause café

 

17h15 – 18h15 : « Contrôle Citoyen. Comment procéder pour contrôler les budgets de l’éducation »
Animateur :  Transparency International

Panel : Wamu Oyatambwe, ACODEV,  plusieurs ambassadeurs de pays africains ; Représentant(s) du Ministère de la Coopération au Développement belge et/ou suédoise (Présidence de l’Union européenne)   

 

19h00 – 19h45 : Dîner à l’hôtel

 

20h00 – 22h00 : Rencontre des représentants des 3 groupes régionaux : Europe- Afrique de l’Ouest – Afrique Centrale et de l’Est. Echange de « best practices ». Notamment, pour l’Europe : rôle de la diaspora et des étudiants étrangers par IDAY-France, coopération avec les grandes organisations par IDAY-Luxembourg, mise en réseau de la diaspora africaine par NIDOE et Groupe diaspora du Burundi ; Pour l’Afrique de l’Ouest : cas des Orphelins au Togo et du statut des professeurs au Burkina-Faso, ZIP par IDAY-Nigeria ; et pour l’Afrique Centrale/Est : Enfants Domestiques au Burundi, Enfants en prison par IDAY-RDC, enfants des bidonville par IDAY-Ouganda. 

 

 

Samedi 14 novembre Salle Maximilien de l’Hôtel de Ville de Bruxelles

 

9h30 – 11h45 : « Comment Améliorer votre capacité de convaincre ? Ce que les neurosciences sur les processus de décision peuvent vous apporter. »

Apprendre à lire les intentions de votre interlocuteur, comment utiliser ses intentions pour favoriser son adoption de votre position.

Animateurs : M. Pierre Moorkens ; Membres de l’Institut des Neurosciences à Bruxelles

Panel : M. Léon Michel Ilunga, psychopédagogue ; M. Pierre Muanda, spécialiste en résolution des conflits.

 

12h30 – 14h30 : Réception officielle pour la cérémonie de remise par les parents de Yaguine & Fodé des Messages de leurs enfants et du texte de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant par la Secrétaire Général du BICE aux représentants de l’Union Africaine le Parlement et, la Commission européens, les représentants des Ministères de la Coopération au Développement de l’Union européenne. Interventions des autorités.

 

14h45 – 16h00 : « La contribution des « social media »  au développement de la démocratie participative et à la visibilité médiatique des OSC ». Utilisation des outils modernes de communication (site internet, facebook, wikipedia, …).

Animateurs : M. Georges Gellis (Gellis Communication) & son équipe.

Panel :

Modérateur : Philippe Hensmans d’Amnesty International Belgium/Francophone,

Mrs. Françoise Nice, RTBF,  un journaliste africain.

 

16h15 – 16h45: Pause café

 

17h00 – 19h45 : Session finale, Conclusions pratiques. Assemblée Générale d’IDAY

 

20h15 – 22h15 : Dîner

 

 

Dimanche 15 novembre

 

Départ des participants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation des Orateurs et membres des panels

 

ORATEURS

 

Clinton Robinson : participation à confirmer

 

Ellmers Dobo: participation à confirmer

 

Bert Vercamer works for AFS Intercultural Programs, an international, voluntary based exchange organisation. AFS enables young people to travel abroad and experience living in a host family in a different culture. This way, they act as a bridge to his/her culture while at the same time learning about a new culture through living in it. This way, AFS wants to provide people develop the knowledge, skills and understanding needed to create a more just and peaceful world.
In the past, Bert worked as AFS's program director in Belgium, though in his current capacity as international consultant, he works with a number of their offices worldwide, including Ghana, Tunisia and Egypt. In 2007, Bert headed the South African office as interim director. More recently, he has coordinated AFS's efforts to set up new units in Kenya and Mozambique.
As a staff member of AFS and a graduate of the Centre for Intercultural Management and International Communication, Bert believes strongly in the potential of young people building bridges across communities, to create a greater understanding of what makes us different and what brings us together. He is particularly interested in exploring what exchanges can mean in an African context, realizing the many prejudices and incorrect images that exist on the side of both African countries and 'first world' countries.

 

Mr. David Archer: à compléter

 

Mr. Adrian Aupperle. Associate Advocacy Officer. Représentant de Transparency International à Bruxelles. Spécialiste de l’évaluation des projets d’éducation en Afrique. Conférencier.

 

Mr. Pierre Moorkens : à compléter

 

Mr. Georges Ellis : à compléter

 

Mr. Borel Foko (Pôle de Dakar) : participation à confirmer

 

 

 

MEMBRES PANELS

 

Mrs. Virginie Dhellemmes, holds diploms in Economy, Management and Development. Mrs Dhellemmes worked for various agricultural organisations in Europe and in development programmes in Cambodia. Today, she is the Secretary General of the Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE) which is at the origin of the International Convention of the Children’s rights and whose mission is the defense and promotion of the dignity and rights of children. She is a French national living in Belgium with her family.

 

Mr Séverin Butegere (Coalition de la diaspora burundaise en Europe) : à compléter

 

Mme Françoise Nice : Journaliste à la RTBF, Productrice de deux documentaires sur la présentation d’Atterrissage de Kagni Alem, qui raconte l’origine du Message de Yaguine & Fodé, en Afrique et décrit la réaction de jeunes Africains du Bénin, Burkina Faso et Mali au sacrifice des deux jeunes Guinéens.

 

Mr. Collins Nweke is Secretary General of Nigerians in Diaspora Organisations in Europe (NIDOE) He has been a major force in the development of an engagement framework between the Government of Nigeria and its Diaspora. Collins played key role at the 2005 Nigeria Constitutional Reforms Conference, where for the first time in history, the Diaspora was not only officially represented in the conference, but the notion of Out-of-Country voting for Nigerians in Diaspora was accepted. Collins has continued to work with Nigerian National Assembly to sign Out-of-Country voting into Law. He also represented the Nigerian Diaspora as Alternate Delegate at the Presidential Planning Commission of Nigeria Vision 2020 National Strategy. Founder of The Global Village vzw, Collins lives in Ostend, Belgium with his family.

 

Dr Wamu Oyatambwe, politologue (VUB), responsable Appui-qualité à la fédération francophone des ONG de coopération au développement (ACODEV), président du Fonds Message de Yaguine et Fodé de la Fondation Roi Baudouin.

 

Philippe Hensmans : à compléter

 

Pierre MUANDA, Après avoir oeuvré comme coordinateur des écoles dans l'enseignement primaire, secondaire et dans l'alphabétisation en République Démocratique du Congo (RDC), il est venu parfaire ses études en Belgique.  Il est spécialisé en sciences de l'éducation et formateur certifié en communication non-violente (cnv) et gestion positive des conflits. Actuellement formateur des formateurs et initiateur d'un projet de formations cnv qui vise le changement social et l'éveil de la conscience sur les valeurs qui induisent un développement endogène en RDC.

 

Léon Michel : D'origine congolaise, l'auteur de plusieurs livres est docteur en Sciences du Langage de l'Université de Rouen, en France. Il mène sa vie entre les différentes formations qu'il anime en Europe et en Afrique, la peinture et l'écriture. Ancien enseignant de l'Université nationale du Zaïre, ancien chercheur de KUL, il a choisi la Belgique comme sa seconde patrie où il dirige une société privée de formation et de coaching spécialisée dans le développement de potentiels.

 

Mme. Hélène Madinda: à compléter

 

Mr. Billy Kalonji: à compléter

 

 

Document sera complété au fur et à mesure que les CV des orateurs nous parviennent.



[1] Tous les panels comprennent un représentant des organisations de la société civile (OSC) africaine et européenne.

[2] A l’Hôtel Marriott, 19 rue du Parnasse , 1050 BRUXELLES.

16.06.2009

PARTICIPATION D'IDAY A L'HOMMAGE A YAGUINE ET FODE

Le 2 août 2009,

ce sera le dixième anniversaire de la découverte des corps de ces deux jeunes guinéens dans le train d'atterrissage d'un Airbus de la Sabena faisant la liaison entre Conakry et Bruxelles.

Ils étaient porteurs d'une lettre rédigée de leur main et adressée aux autorités européennes, dans laquelle ils demandaient instamment qu'on donne aux enfants d'Afrique une éducation leur permettant de prendre part à la vie économique et sociale du monde.

Un collectif d'asbl organise une commémoration importante. Voyez-en le détail en cliquant sur la photo ci-contre à gauche.

 

16.05.2009

Commémoration 2009 de la Journée Internationale de l'Enfance Africaine

Cette année, la

COMMEMORATION 2009

DE LA

JOURNEE INTERNATIONALE DE L'ENFANCE AFRICAINE

commencera par une tournée dans des écoles du conteur-comédien APOLLINAIRE, avec son animation "TOUS A L'ECOLE", pour rappeler le droit des enfants à recevoir l'éducation au moins primaire, et pour faire goûter à ses auditeurs la chance qu'ils ont, eux, d'être à l'école !  Avis aux directeurs d'écoles qui souhaiteraient son passage : cela prend +/- 20 minutes, le temps d'une récré. (01495 26 10 24 ou adressez un mail à micky.ducamp@yahoo.fr). Il y a encore quelques dates disponibles.

Ensuite, un stand IDAY sur la place Flagey à Ixelles, le 31 mai 2009.

Enfin, une grande collecte de livres pour enfants :

JE TE DONNE MON LIVRE

      Cher ami  d’Afrique

 

Comme tout enfant, tu as droit à une éducation gratuite et obligatoire.

                      

Dis-le à ton papa.

Qu’il aille le dire au ministre

pour que tous les enfants de ta rue puissent aller à l’école.

 

Louis Ducamp

(7 ans ½)

Apporte ton livre le 13 juin 2009, Place Ste-Croix à Ixelles (15-22h), au stand IDAY.

(Un petit message, comme ci-dessus, est aussi important que le livre lui-même !)

www.1606.eu

 

22.06.2008

Commémoration 2008 en Belgique de la "Journée Internationale de l'Enfance Africaine"

Cette année, la

Commémoration 2008

de la

Journée Internationale de l'Enfance Africaine

Cette année fut un grand cru :

Le 12 juin, au Parlement Européen, la Vice-Présidente de Parlement Madame Luisa Morgantini présida une journée au cours de laquelle de nombreuses personnalités exposèrent l'évolution du problème des enfants africains privés d'enseignement fondamental.

Le 13 juin, à l'Hôtel de ville de Bruxelles, l'Assemblée Générale d'Iday International réunit les délégations du Bénin, du Cameroun, du Tchad, du Burundi, du Nigéria, du Burkina Faso, de Guinée, du Togo, d'Ouganda, de France, de Grande Bretagne et de Belgique.

23.05.2008

PROGRAMME D'ACTIVITES - IDAY-BELGIUM

Programme des activités IDAY-2008 en Belgique

 Nous approchons de la date du 16 juin, proclamée Journée Internationale de l'Enfance Africaine (IDAY en anglais), en souvenir du massacre d'étudiants à Soweto, Afrique du Sud, le 16.6.1976, alors qu'ils manifestaient pacifiquement pour obtenir le droit à un enseignement de qualité.

Autour de cette commémoration, IDAY place le principal de ses actions de plaidoyer. Nous vous en livrons ci-dessous le programme.

Ne tardez pas à vous y inscrire !

12 Juin

Parlement Européen

Cérémonie de Remise du Manifeste aux autorités. Invitation du Président du Parlement M. Pöttering. Journée qui prend part aux activités de l’Année du dialogue interculturel. Programme sur www.1606.eu

13 juin

Bruxelles

Assemblée Générale IDAY-international à l’Hôtel de ville de Bruxelles. Contact : www.1606.eu

 

13 juin

Bruxelles

Formule originale de concert-débat avec BAABA MAAL, artiste sénégalais de renommée internationale et ambassadeur du PNUD. Salle Molière, Porte de Namur, Ixelles. http://www.muziekpublique.be/html/fr/concerts/cf20080613baabamaal.php

14 juin

Bruxelles

Spectacle itinérant de 3 artistes africains dans la ville de Bruxelles. Sensibilisation à la problématique de l’accès à l’enseignement en Afrique. De 13h à 16h dans le centre de Bruxelles.

14 juin

Anvers

Concert de BAABA MAAL au Zuiderpershuis à Anvers.

http://www.zuiderpershuis.be/events.php?id=497&parent=3&cat_id=1

20 juin

Waterloo

Soirée Culturelle à 19 H Percussion Molokaï et humoriste Dieudonné Kabongo. Contact : Mme Caroline Lassman 0472 81 75 99

26 juin

Remicourt

Activité organisée par la Commune pour les écoles : présentation du Bénin, lancement officiel d’un parrainage entre Remicourt et Cobly, pièce Dounia.

08.04.2008

24 avril 2008 à Uccle : Séminaire PETITS PAS et IDAY

Séminaire 
Objectifs du millénaire :La Pauvreté et l’éducation de base en Afrique: Tous concernés !
 
Jeudi 24 Avril 2008Centre Saint Marc, avenue de Fré 761180 Uccle, BruxellesATELIERS 
1. Rôle de la diaspora africaine en Belgique2. Problématique du genre : comment faciliter l’accès des filles à l’école ?3. Facteurs incitateurs de développement et de réduction de la pauvreté4. Conclusions et recommandations avec la présence du Ministre de la Coopération au développement, Mr. Charles Michel 
ENTREE GRATUITERENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONSpetits.pas.ong@skynet.be067/56.10.53
EXPOSITION DE LA DGCD                                            
 JOURNEE INTERNATIONALE DE L’ENFANCE AFRICAINEINTERNATIONALE DAG VAN DE AFRIKAANSE JEUGDINTERNATIONALER TAG DER AFRIKANISCHEN KINDHEITINTERNATIONAL DAY OF THE AFRICAN CHILDHOOD ….and itsYOUTH  -   IDAY-Belgique    -    www.1606.eu / http://iday.skynetblogs.be/
  
  
Séminaire -    I  D  A  Y    -   ONG PETITS PAS - Objectifs du millénaire :La Pauvreté et l’éducation de base en Afrique : Tous concernés ! 
  Afin de définir les « best practices » entre organisations et institutions tant en Europe qu’en Afrique actives dans le domaine de l’éducation et de la lutte contre la faim, un séminaire international avec des représentants des autorités responsables en Afrique et de divers secteurs de la société civile du Nord comme du Sud sera organisé le 24  avril à Bruxelles.Au terme de ce séminaire du 24 avril 2008, un manifeste qui servira de base au texte  final sera remis au Parlement Européen aux autorités européennes et africaines.   A. Comité d’organisation  L’Ong Petits Pas, membre du collectif IDAY, et le collectif lui-même assument la préparation, l’exécution, le suivi et l’évaluation du séminaire.  1.      Historique I-Day Le Collectif IDAY (International Day of African Youth) s’est mis en place dès 2005 à l’instigation du Fonds Yaguine et Fodé, un Fonds privé au sein de la Fondation Roi Baudouin. Le  collectif  IDAY s’est donné comme objectif  principal  de sensibiliser  la population et les pouvoirs politiques tant en Belgique qu’en Afrique à la réalisation du 2ème Objectif du Millénaire en Afrique : une éducation  de base pour tout enfant.  Lancée en 2005, l’opération de sensibilisation/plaidoyer a pris de l’extension en 2006, passant  d’une  conférence  de  presse et  d’un débat public à un séminaire international organisé au Parlement Européen le 16 juin.L’édition 2007 a été organisée en deux temps : un séminaire le 25 avril, au terme duquel un manifeste a été rédigé (présence du Ministre belge à la coopération au développement Armand De Decker), une séance au Parlement Européen le 14 juin, pour la remise de ce manifeste aux ambassadeurs des pays africains et européens présents.  Parmi les autres manifestations en Belgique, il faut noter la plus importante qui se déroula le soir du 16 juin à Anvers en présence de plus de 250 personnes, et des manifestations dans 3 pays européens et 11 africains.  Au vu de ce développement, IDAY s’est structuré, fin 2007. Une Aisbl IDAY-International a été constituée pour coordonner les actions du réseau d’organisations de la société civile européenne et africaine dès 2008. Ces organisations se sont regroupées en coalitions nationales. C’est le cas d’IDAY-Belgique qui regroupe plus de 20 associations, dont beaucoup issues de la diaspora, toutes actives dans le domaine de l’éducation en Afrique.  Le secrétariat IDAY 2007 a été co-assumé par les associations Action Développement Parrainages Mondiaux et Oser la Vie.La version d’IDAY-2008 comprendra notamment une séance au Parlement européen sous la présidence du Président du Parlement européen, Monsieur Hans-Gert Pöttering lui-même qui a demandé à IDAY de mettre sur pieds la séance inaugurale des semaines consacrées aux nouvelles dispositions « Europe-Afrique ». De plus, IDAY vient d’être rejoint par le réseau des Nigerians in Diaspora Organisations in Europe (NIDOE, présent dans 17 pays européens) et du Forume of African Women Féderalists (FAWE présent dans 30 pays africains).

  2.      Historique de l’ONG Petits Pas Petits Pas a vu le jour au début des années 90 grâce à un groupe de personnes décidées, voulant poser quelques actes de solidarité. Cette équipe à voulu que leurs actions s'inscrivent dans une politique de développement à plus long terme et Petits Pas est devenu une asbl en 1992. A la suite des vagues de violence qui ont contraint les Kasaïens du Katanga à retourner dans leur province d'origine. Nous avons trouvé, dans ces populations démunies, des gens à aider et à soutenir. En effet, ces "refoulés du Katanga" n'avaient pas eu la possibilité de préparer leur départ et se sont donc retrouvés dans des camps insalubres au Kasaï. Il fallait donc agir pour leur permettre de survivre et de recommencer une nouvelle vie. En novembre 1999, l’association a acquis le statut d’ONG : Organisation Non Gouvernementale. Basée à Braine-Le-Comte, c’est donc une ONG de coopération au développement sensible aux interdépendances des acteurs du Nord et du Sud de notre planète. Depuis plus de 10 ans, elle s’efforce de soutenir des projets qui visent à faire prendre conscience à ces différents acteurs de leur capacité et de leur responsabilité tant au Nord qu’au Sud. Le monde prend de plus en plus la forme d’un immense village, de par le développement des moyens de communication et la libéralisation des marchés des biens et des services, mais il semble malheureusement se creuser des inégalités d’accès aux diverses ressources et droits fondamentaux dans les pays du Nord et les pays du Sud, qui eux sont souvent stigmatisés par des termes comme sous-développement, guerre et famine. Face à ces constats amers, des hommes et des femmes ont décidé de se battre pour réduire cet écart croissant et ces images avilissantes, et essayer de rendre un peu de dignité humaine à ces personnes laissées pour compte du développement global de notre planète. C’est dans cette optique que PETITS PAS est active entre autres en Afrique centrale et de l’Ouest, dans les régions où il y a peu d’aide internationale, pour concrétiser des actions de manière efficace et assurer un développement positif des initiatives locales, en tenant compte de leur culture.  B. L’importance des Objectifs de Développement du Millénaire sur l’éducation et la lutte contre la faim. 1.      L’éducation Le mal-développement est une situation complexe aux causes et donc aux solutions multiples. Toutefois, il ne fait aucun doute que l’éducation de la population est un facteur clé du développement. Seule une population éduquée peut jouer pleinement son rôle politique et contribuer ainsi à améliorer la gouvernance de son pays. Les recherches[1] montrent que les femmes éduquées maîtrisent mieux leur planning familial, ont des taux d’infection moindre du virus du Sida et vivent plus longtemps que les femmes analphabètes. On sait aussi que seule la participation de la population aux plans de développement permet de leur assurer un succès durable et donc de justifier l’aide économique. Or, sans éducation, cette participation reste nécessairement marginale.  Sans vouloir minimiser le rôle des autres facteurs de développement, on peut affirmer sans crainte que l’éducation est un facteur clé de réduction de la pauvreté dans le monde et, dans un pays, de la réduction des disparités de revenus. C’est pourquoi nous avons décidé de lier les deux thèmes à l’occasion du séminaire. L’article 26 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, confirmé par les articles 28 et 29 de la Convention internationale des Droits de l’Enfant du 20 novembre 1989 reconnaît l’éducation comme un droit élémentaire. Pourtant, alors que la plupart des pays ont signé ces documents, leurs citoyens semblent ignorer qu’ils ont l’obligation non seulement de s’assurer qu’ils jouissent eux-mêmes de ces droits, mais aussi, de veiller à ce qu’ils soient appliqués à l’ensemble de l’humanité.  En avril 2000, les 181 pays participants au Forum international sur l’Education à Dakar ont constaté l’échec des promesses faites par la plupart d’entre eux à Jomtien dix ans plus tôt d’assurer une éducation primaire de qualité à tous les enfants du monde. Aujourd’hui, les résultats de ces 5 dernières années montrent que sans une action déterminée spéciale, le même constat d’échec pourrait bien être fait en 2015. Or, il n’est pas admissible qu’au début du 21ème siècle, une partie significative de la population mondiale reste privée des outils mêmes de leur propre développement. Cela concerne au moins 33 millions d’enfants africains, soit 2 sur 5, qui n’ont pas accès à une éducation primaire complète et 35 millions de jeunes de moins de 24 ans, soit près de la moitié des jeunes dans le monde. Si au début de ce 21ème siècle, nous n’arrivons pas à mettre fin à cette injustice élémentaire, comment espérer résoudre les autres problèmes complexes du sous-développement avant la fin du siècle ? Il en va de la crédibilité du principe même de la solidarité et de l’aide internationale. L’Afrique, tout particulièrement, mérite mieux que cela de la part des Européens.  Il est donc fondamental de mettre tout en œuvre pour réaliser l’Objectif de Développement du Millénaire (ODM) qui exige l’éducation gratuite pour tous d’ici 2015 au plus tard. L’organisation simultanément en Europe et en Afrique de la Journée Internationale de l’Enfance africaine (le 16 juin) est destinée à créer une dynamique transcontinentale pour atteindre cet objectif et mettre fin au pessimisme trop fréquent qui ternit les relations entre les deux continents.  Or, il est certain que l’aide internationale n’offre qu’une solution partielle au déficit éducatif en Afrique : il faut parallèlement entreprendre une action de responsabilisation des orgnanisations actives sur le terrain et de lobbying auprès des pouvoirs publics africains et européens afin d’obtenir des premiers qu’ils instaurent l’enseignement primaire obligatoire et augmentent les budgets consacrés à l’éducation (en moyenne en Afrique, 5% des dépenses publiques, comparées à 10% pour la santé et 14% pour les dépenses de sécurité et militaires) et des seconds pour qu’ils augmentent l’aide à l’éducation de base, en baisse depuis 2004. a.       La lutte contre la pauvreté L’extrême pauvreté est la réalité quotidienne de 1 milliard d’êtres humains qui vivent avec moins de 1 dollar par jour. Disette et malnutrition se répartissent presque également: plus de 800 millions de personnes n’ont pas assez à manger pour satisfaire leurs besoins quotidiens d’énergie.Dans le cas des jeunes enfants, ce déficit peut être dangereux parce qu’il retarde leur développement physique et mental et menace leur survie. Plus du quart des enfants de moins de 5 ans des pays en développement sont mal nourris. Il est possible de surmonter la pauvreté et la faim.En Asie, la pauvreté a reculé de façon spectaculaire: le nombre de personnes qui vivent avec moins de 1 dollar par jour a baissé de près d’un quart de milliard entre 1990 et 2001, décennie de croissance économique rapide. Dans plus de 30 pays, la faim a été réduite d’au moins 25 % en 10 ans. Quatorze de ces pays se trouvent en Afrique subsaharienne, région la plus durement touchée par la faim et la malnutrition."Devant cette situation, le premier Objectif du Millénaire défini par les Nations Unies concerne donc tout naturellement la réduction de l'extrême pauvreté et de la faim. Le défi d'ici 2015 serait d'augmenter les revenus et améliorer la sécurité alimentaire par le biais de projets de recherches visant à assurer un meilleur rendement agricole, ainsi que de permettre aux paysans de vendre à un prix équitable. En termes opérationnels, cet objectif sera atteint si la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour et celle de la population qui souffre de la faim sont réduites de moitié.                           C. Déroulement de la journée du 24 Avril  Un service de traduction sera mis en place durant la journée. 1.      9h00 – 9h45   Introduction             Accueil et présentation de l’exposition de la DGCD – Présentation Iday International –             Présentation du programme            à Billy Kalonji 2.      9h45 – 10h30 Intervention de Mr. Patrick Montjourides – UNESCO : Rapport mondial de suivi de l’éducation primaire pour tous – L’accent sera mis sur l’Afrique Subsahariennea.       Unesco : Exposé général : Etat des lieus sur l’éducation de base en Afrique : Statistiques actualisées qui retrace l’évolution de l’éducation·         par rapport à l’évolution de l’éducation depuis les années 90 jusqu’à aujourd’hui. ·         Taux de croissance de la scolarisation·         Différence entre les filles et les garçons par rapport au taux de fréquentation et par rapport à la pauvreté·         Qualité de l’enseignement·         Influence des facteurs socio-économiques sur l’éducation (sida, etc.)b.       En partant des généralités, nous nous dirigeons vers un cas particulier : le Congo. Exposé par Djongakodi Yoto (UNICOB) 3.      10h30- 10h45                               Introduction des trois ateliers             Atelier 1 : rôle de la diaspora africaine en Belgique       Intervenants : Helène Madinga, CCAD &  Mr collins Nweke Nidoe       Sujet :·         Qu’est ce qui existe au niveau des associations actives de la diaspora ?·         Quelles aides auraient besoins les associations de la diaspora en terme de renforcement de leur capacités ?·         Comparaison entre ce qui a été fait l’an passé et cette année afin de montrer l’état d’avancement       Atelier 2 : Problématique du genre : comment faciliter l’accès des filles à l’école ?Intervenants : Albertine Tshibilondi (centre d’Etudes Africaines et de recherches interculturelles : CEAF&RI) &  Pelagie NDuwayo  Sujet : ·         Relevé de tous les facteurs de discrimination qui frappent les filles au niveau de leur accès à l’école·         Relevé des pratiques culturelles qui freinent l’accès à l’éducation            à Proposer des alternatives à chaque problématique soulevée            à Des thèmes transversaux vont découler des exposés comme par exemple le rôle de la           diaspora Atelier 3 : Facteurs incitateurs de développement et de réduction  contre la pauvreté : Intervenants : Patrice Mufuta & Jean-Marc Loodts Sujet : ·         La formation et l’éducation de base comme moteurs de développement. Quelles sont les avancées depuis l’année passée et quels sont les facteurs sur lesquels nous pouvons travailler ?      ·         En tenant compte des différents indices et causes de pauvreté : quels sont les facteurs susceptibles de diminuer la pauvreté en Afrique ?  4.      10h45 – 12h00                   Ateliers 5.      12h00 – 13h00                   Cocktail dînatoire  6.      13h00 – 14h00                   Restitution des ateliers  7.      14h00 - 14h30                   Témoignages d’étudiants – école normale & commentaires 8.      14h30 -  16h00                       ·         Conclusions et recommandations avec la présence du Ministre de la Coopération au Développement, Mr. Charles Michel. ·         Résultats de l’enquête    


[1] Voir notamment « Gene B. Sperling, Brookings Institution. « Toward Universal Education : making a promise and keeping it ». Foreign Affairs Vol 8, sept/oct 2001 pp 7-13.

27.03.2008

18 avril 2008 : Soirée en faveur de l'éducation de base en Afrique

Voici un événement à ne pas manquer... et à diffuser!

Le 18 avril

à l'Espace Matonge

 

IDAY-Belgique et le CCAEB organisent

une soirée en faveur de l'enseignement de base pour tous en Afrique.

19h : Vernissage EXPOS Photos (« Sourires d'enfants » et « Muso Baara, le travail des femmes »). Verre d'accueil offert.

20h30 : Souper IDAY (plat d'Afrique, une boisson)

21h30 : Concert de KALLAM avec Brahima Coulibaly (Percussion et n'Goni, initiation à la danse malienne) et de YOUNG BRITHNESS (chorale burundaise)

22h30 : Soirée dansante (du coupé décalé au zouk congolais des années '60…)

Nous comptons sur vous !

Lieu : Espace Matonge, 78 chaussée de Wavre, 1050 Ixelles

PAF :

Souper et concert : 20 euros / pers ; 12 euros/étudiant et chômeur ; 5 euros/enfant de - de 12 ans

Concert : 5 euros (pour ceux qui n'ont pas participé au souper)

Pour tout renseignement et inscriptions :

Ahindo Osumbu :

oserlavie@yahoo.fr / 0032 (0)477 571 758

Hélène Madinda :

kbbhm@yahoo.fr / 0497 160 871 / 02 502 44 90

Merci de bien vouloir vous inscrire avant le 7 avril. Inscription effective après paiement au compte suivant :  068-2431735-69


Pour en savoir plus sur IDAY, ses projets et ses objectifs: www.1606.eu


20.03.2008

23 avril 2008 : La plus grande leçon du monde

Programme 2008 d’IDAY en Belgique

 

Le 23 avril 2008 : participation à

 

La plus grande leçon du monde

Organisée par laCampagne Mondiale pour l’Education Objectif : le GUINESS BOOK. Il ne s’agit pas de faire de l’esbrouffe pour figurer dans ce prestigieux répertoire, mais bien de profiter de son énorme pouvoir médiatique pour attirer l’attention des gens et des pouvoirs publics du monde sur le problème des millions d’enfants qui n’ont toujours pas accès à l’enseignement primaire. Or c’est la clé du développement dont on les prive ainsi. Dans plus de 100 pays du monde, des leçons publiques seront organisées aux mêmes heures (4h, 8h et 15h GMT) pour tenir compte du décalage. Donc en Belgique, France, etc à 10h ou 17h. Les règles d’organisation et de contrôle en sont très strictes, fixées par le comité Guiness Book.Les modalités de l’organisation, le contenu de la leçon et les conseils de médiatisation sont réunis dans un document fort bien fait, disponible sur demande. On tentera de faire suivre la leçon, non seulement par des enfants, des adultes, des militants, mais aussi par des politiciens, car c’est à eux surtout qu’il s’agit d’inculquer le droit des gens à recevoir une éducation. Les personnes désireuses d’apporter leur soutien à cette action sont priées de se manifester par un petit message en cliquant sur "Ecrivez-nous", sous la photo de gauche, ci-contre. Iday Belgique leur enverra le document préparatoire. N’oubliez pas de donner vos noms, localisation et milieu dans lequel vous projetez de faire la leçon. N’importe qui peut donner le cours, mais pourquoi pas un grand enfant, avec beaucoup d’aplomb et d’assurance ? Cela peut être bien plus interpelant. Plus de détails sur http://www.campaignforeducation.org/biggestlesson/fr/   

19.01.2007

BRUXELLES, le mercredi 25 AVRIL 2007

IDAY A PARTICIPE A LA CAMPAGNE GLOBALE  POUR L’EDUCATION

 

                         

  

Par des actions en Afrique et en Europe, IDAY cherche à sensibiliser population et gouvernants africains et européens  pour qu’ils réalisent sans tarder ces objectifs qu’ils se sont engagés à réussir.

 

En 2006, IDAY fut célébré dans 10 pays africains et 4 européens et a eu quelque audience, surtout après son séminaire international tenu au Parlement européen à Bruxelles, mais il a surtout pu soutenir l’espoir des ONG africaines qui manifestaient leur désir de donner un enseignement et de la dignité humaine à leurs enfants.

 

Pour la première fois dans le cadre de la « Global Campaign for Education », IDAY-Belgique a organisé un

 

SEMINAiRE « EPT 2015 »

EDUCATION PRIMAIRE POUR TOUS EN AFRIQUE D’ICI 2015

 

composé d’ateliers de réflexion sur plusieurs aspects du problème.

Les thèmes étudiés ont été les suivants : 

 

  1. Comment améliorer La qualité de l’enseignement - Le rôle des écoles privées.
  2. L’éducation des enfants oubliés
  3. Le rôle de la diaspora africaine
  4. Le contexte socio-culturel. 

 

Le contenu de ces thèmes est relaté en annexe, ainsi que le programme de la journée.

 

Le but du séminaire était d’aboutir à des conclusions pratiques facilitant la réalisation des objectifs d’IDAY. 

 

 

Le 25 avril 2007

Centre St Marc, Avenue de Fré 76, 1180 Bruxelles

 

P R O G R A M M E

 

SÉANCE INTRODUCTIVE

 

Par M. Kokou Améléwonou, Analyste des politiques éducatives,  du Pôle de Dakar

Quelle est la situation de l’enseignement primaire en Afrique subsaharienne ? Quelles sont les mesures à prendre pour atteindre le deuxième Objectif du Millénaire pour le Développement ? Comment les africains formulent-ils leurs objectifs et leurs besoins ? Quel écho pouvons-nous y faire dans nos milieux européens pour en servir la cause ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

ATELIERS

 

  1. Qualité de l’enseignement. Le rôle des écoles privées ou communautaires.

Responsables : Ralph Coeckelberghs (LHAC), Oumou Zé (CNCD) , et Jean-Jacques Schul (FMY&F)

Expert :  Madame Anne-Marie Nzumba (Directrice Direction des réformes et des innovations éducatives de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel – Kinshasa)

L’urgence, le manque de moyens et la course à la réalisation du 2ème OMD, amènent les autorités de certains pays à négliger la qualité élémentaire de l’enseignement primaire. Le nombre d’élèves par classe, par professeur ou par livre scolaire est excessif, la formation – de base et durant leur carrière - et leur inspection est insuffisante. Pour cela et d’autres facteurs, les jeunes quittent l’éducation primaire sans savoir correctement lire, écrire ou calculer avec comme conséquence le risque croissant de désaffection de la population envers l’école.

 

Ces problèmes sont bien connus mais comment y remédier ? Participation active de l’élève-enseignant, comment mieux soutenir les enseignants (formation, inspection, …)? Cours de rattrapage scolaire payés par les donateurs extérieurs ?

 

Comment créer un pont entre le foyer et l’école pour de meilleurs résultats et un engagement plus actif des parents ? Quels sont les apports qui peuvent améliorer le confort à l’école pour y maintenir les enfants (repas scolaires)?

 

Les gouvernements sont partagés entre le retard considérable qu’ils ont à combler dans l’établissement d’un enseignement pour tous, et la nécessité de rétablir les équilibres macroéconomiques, qui limite leur capacité budgétaire.

 

Lassées d’attendre la création d’écoles publiques, des communautés religieuses ou laïques prennent l’initiative de créer des écoles ou dortoirs financés en partie par des minervals. Quels sont les avantages et inconvénients de ces écoles ? Comment les soutenir ? Comment assurer qu’elles n’aggravent pas la discrimination sociale ?

 

2.   L’éducation des enfants oubliés.
Responsables : Ahindo Osumbu (Oser la Vie) et Pilar Pineiro Perez (ADPM)

Orateurs :  M. Edwin de Boevé  (Dynamo International), M .Abel Sawadogo (Fidap)

Les enfants oubliés – enfants soldats, enfants de la rue, enfants domestiques, enfants dit « sorciers », enfants esclaves, traite des enfants, filles mariées de force– sont légions en Afrique. Le nombre de jeunes illettrés, estimé à 36 millions, y augmente contrairement à ce qui se passe sur d’autres continents. La focalisation des gouvernements sur l’enseignement scolaire formel les amène à négliger ces jeunes qui entrent dans la vie active ou créent famille. Pourtant, les alphabétiser est peu coûteux et aurait des bénéfices immédiats.

 

Que faire pour réintégrer ces enfants oubliés, les faire prendre en charge par des familles pour leur rendre un équilibre psychologique, les scolariser et leur permettre de retrouver l’espoir d’une vie digne ? Comment ouvrir les écoles en soirée pour une alphabétisation fonctionnelle des jeunes travailleurs ? Les efforts des pays africains pour atteindre les ODM intègrent-ils des dispositifs de rattrapage pour les jeunes n’ayant même pas accès à des sections professionnelles ? Quelles sont les politiques déjà mises en place ?

 

  1. Le rôle de la diaspora africaine

Responsables : Emma Kayolo (Amis des Enfants) et Yoto Djongakodi (Unicob) ;

Orateurs :  Mme. Suzanne Monkassa ( CCEAB-RVDAEG), M.Victor Diela B. (Uke )

De nombreux africains installés en Europe savent le drame que vivent leurs frères restés au pays. Ils en connaissent les causes, et certains tentent d’y remédier avec leurs moyens limités. Leur action est toutefois mal connue et peu soutenue. La dispersion des structures, les difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie d’immigrés, ne facilitent pas la multiplication des ces initiatives. 

 

Comment appuyer ces initiatives, les rendre plus efficaces, assurer des synergies avec l’aide publique octroyée par les pays industrialisés ?

 

  1. Les facteurs socio-culturels.

Responsable : Billy Kalonji

Orateurs pressentis : Mme. Khadidiatou Diallo , Dominique Gillerot (CEC), Serge Kamuhinda (Université de la Sorbonne- Rwanda), Ken N’Diaye (socio-anthropologue), Kabuta Ngo Semzara (Université de Gand).

Dans certains pays, des traditions telles que le mariage forcé des filles, les travaux des jeunes dans les champs, etc sont considérés par les autorités comme la principale raison pour laquelle ils n’atteindront pas le 2ème OMD. Par contre, on note des facteurs positifs, comme le recueil d’orphelins dans les familles de parents. Quels sont ces facteurs et comment les surmonter ou profiter des éléments positifs ?

 


 

 

Séance de clôture

 

En présence de Monsieur Armand de Decker, Ministre de la Coopération au Développement

 

Panel :  Messrs Wamu Oyatambwe (ACODEV), Billy Kalonji (AFRIKAANSPLATFORM), Jean-Jacques SCHUL (FMY&F).

 

Les responsables des ateliers présentent leurs conclusions et le Ministre indique les perspectives de collaboration avec les acteurs de la société civile africaine et européenne dans le secteur de l’éducation en Afrique sub-saharienne.

La séance fut marquée par une manifestation d'enfants africains brandissant plusieurs panneaux revendicateurs :

"Plus jamais de drames Yaguine et Fodé".

"Je veux devenir médecin... si je peux aller à l'école !"

"Je serai agronome... si je peux aller à l'école !"

"Moi, je serai institutrice... si je peux aller à l'école !"

"DANGER ! oui, mais si on sait pas le lire !"

 

Ensuite, une jeune fille africaine remit au ministre Armand De Decker le bulletin de la Belgique, onzième dans la classe des 22 pays soutenant le développement de l'éducation des pays du Sud. Net recul depuis l'an passé !  "Armand, il faut que tu te ressaisisses !"

 

 

 

 

 

 

Pour toute information complémentaire  

micky.ducamp@yahoo.fr, ou

iday1606@scarlet.be, ou

asbl.adpm.huy@belgacom.net

 

Dans quelques jours, les rapports des ateliers et le projet de manifeste sera publié sur ce site.

……………………………………………………..

 

 

 



[1] Accessible par les bus 60 ou  38 – arrêt au croisement avec l’Avenue Houzeau et la rue Edith Cavell.

2 Text in het Nederlands verkrijgbaar op aanvraag op : billy.kalonji@samenslevingopbouw.be of iday1606@scarlet.be

 

³ Noms en italique : personnes sollicitées dont l’accord est en suspens.

25.03.2006

Une date à retenir : le vendredi 16 juin 2006

International

Day of the                                                   16 juin

African                                                  

Youth                                IDAY – 2006    

30ème anniversaire de la commémoration des élèves sud-africains massacrés le 16 juin 1976 alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour une éducation de qualité et en mémoire de Yaguine et Fodé, jeunes Guinéens trouvés morts dans le train d’atterrissage d’un avion en provenance d’Afrique le 2 août 1999.

 

ACTION EDUCATION AFRIQUE.

 

 Fondation Roi Baudouin, rue Bréderode 21 B-1000 Bruxelles tel : +32 2 511  18 40 fax : +32 2511 52 21 2 www.kbs-frb.be adant.c@kbs-frb.be CCP : 000- 0000004-04 – déductibilité fiscale pour +30 €.

 

 

« Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental… »

Extrait de l’article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.


IDAY : Réussir au moins le deuxième Objectif de Développement du Millénaire (ODM) : une éducation primaire gratuite de qualité pour tous pour 2015.

 

« Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental… » Extrait de l’article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

 

Le 16 juin 1976, de nombreux jeunes de Soweto qui manifestaient pacifiquement pour demander une amélioration de la qualité de leur éducation étaient abattus par l’armée de l’apartheid.

 

Seuls 55% des enfants africains entre 6 et 12 ans (80 millions) bénéficient d’un cycle complet d’éducation primaire (5 ans). L’humanité se prive ainsi du potentiel de 45 millions d’enfants qui sont réduits à une vie de quasi-esclavage. La moyenne mondiale (Mm) est de 77 %.

 

Le nombre d’analphabètes adultes en Afrique sub-saharienne a augmenté entre 1990 et 2002 de 8 millions de personnes (Mm = moins 71 millions) et pour les jeunes de 15 à 24 ans il a augmenté de 2 millions (Mm = moins  20 millions).

 

La lutte durable contre le SIDA passe par l’éducation ; en zone rurale ougandaise, l’infection qui touchait +/- 16%  de la population en 1990, touche toujours en 2001, 12% des analphabètes, 6.5% de ceux qui ont une éducation primaire et 2% pour ceux ayant une éducation secondaire.

 

En pourcentage de leur PIB, les pays d’Afrique sub-saharienne consacrent en moyenne à l’éducation moins qu’à la santé ou à la défense. Ce pourcentage est aussi inférieur à la moyenne mondiale.

 

 

 

L’importance de l’Objectif de Développement du Millénaire sur l’éducation.

 

Le mal-développement est une situation complexe aux causes et donc aux solutions multiples. Toutefois, il ne fait aucun doute que l’éducation de la population est un facteur clé du développement. Seule une population éduquée peut jouer pleinement son rôle politique et contribuer ainsi à améliorer la gouvernance de son pays. Les recherches[1] montrent que les femmes éduquées maîtrisent mieux leur planning familial, ressentent  une incidence moindre du virus du Sida et vivent plus longtemps que les femmes analphabètes. On sait aussi que seule la participation de la population aux plans de développement permet de leur assurer un succès durable et donc de justifier l’aide économique. Or, sans éducation, cette participation reste nécessairement marginale.

 

Sans vouloir minimiser le rôle des autres facteurs de développement, on peut affirmer sans crainte que l’éducation est un facteur clé de réduction de la pauvreté dans le monde.

 

L’article 26 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, confirmé par les articles 28 et 29 de la Convention internationale des Droits de l’Enfant du 20 novembre 1989 reconnaît l’éducation comme un droit élémentaire. Pourtant, alors que la plupart des pays ont signé ces documents, leurs citoyens semblent ignorer qu’ils ont l’obligation non seulement de s’assurer qu’ils jouissent eux-mêmes de ces droits, mais aussi, de veiller à ce qu’ils soient appliqués à l’ensemble de l’humanité.

 

En avril 2000, les 181 pays participants au Forum international sur l’Education à Dakar ont constaté l’échec des promesses faites par la plupart d’entre eux à Jomtien dix ans plus tôt d’assurer une éducation primaire de qualité à tous les enfants du monde. Aujourd’hui, les résultats de ces 5 dernières années laissent penser que sans une action déterminée spéciale, le même constat d’échec pourrait bien être fait en 2015. Or, il n’est pas admissible qu’au début du 21ème siècle, une partie significative de la population mondiale reste privée des outils mêmes de leur propre développement. Cela concerne au moins 40 millions de jeunes Africains, soit 2 sur 5, qui n’ont pas accès à une éducation primaire complète et près de la moitié des jeunes dans le monde. Si au début de ce 21ème siècle, nous n’arrivons pas à mettre fin à cette injustice élémentaire, comment espérer résoudre les autres problèmes complexes du sous-développement avant la fin du siècle ? Il en va de la crédibilité du principe même de la solidarité et de l’aide internationale. L’Afrique, tout particulièrement, mérite mieux que cela de la part des Européens.

 

Il est donc fondamental de mettre tout en œuvre pour réaliser l’Objectif de Développement du Millénaire (ODM) qui exige l’éducation gratuite pour tous d’ici 2015 au plus tard. L’organisation simultanément en Europe et en Afrique de l’IDAY est destinée à créer une dynamique pour atteindre cet objectif et mettre fin au pessimisme trop fréquent qui ternit les relations entre les deux continents.



[1] Voir notamment « Gene B. Sperling, Brookings Institution. « Toward Universal Education : making a promise and keeping it ». Foreign Affairs Vol 8, sept/oct 2001 pp 7-13.

 

L’AFRIQUE : EN QUOI SUIS-JE CONCERNE?

 

Journée Internationale de la Jeunesse Africaine – IDAY 2006.

 

 

L’éducation est un droit fondamental garanti par l’article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948. Il fut confirmé par les articles 28 et 29 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant du 20 novembre 1989. Les chiffres montrent que le problème reste entier  en Afrique. Enfin tous les pays, y compris les Etats Membres de l’Union européenne, ont signé les accords instituant les Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) dont le deuxième requiert un cycle d’éducation primaire pour tous d’ici 2015.

 

Pourtant, 46 millions[1] d’Africains de 6 à 12 ans (40%) n’ont toujours pas accès à un cycle complet d’éducation primaire ; les jeunes de 15 à 24 ans qui restent analphabètes augmentent alors que ce nombre baisse sur tous les autres continents. En pourcentage du PIB, les pays d’Afrique subsaharienne consacrent en moyenne à l’éducation moins de ressources qu’à la santé, à la défense ou au remboursement de leurs dettes publiques. Deux tiers des jeunes n’ont pas accès à l’éducation secondaire, cette proportion étant pire pour les filles que les garçons.  Par deux fois déjà, en 2000 et 2005, la communauté internationale a constaté l’échec du deuxième OMD.

 

Si le mal-développement est un phénomène aux causes et donc aux solutions multiples, l’éducation en est un élément clé. On sait que des femmes éduquées vivent plus longtemps, ont un planning familial plus équilibré et favorisent l’éducation de leurs propres enfants. Par exemple, dans les zones rurales ougandaises, un sondage a montré que le taux de Sidaïques avait chuté en 10 ans de 4% parmi les analphabètes, de 10% chez ceux qui avaient bénéficié d’une éducation primaire et de 14% pour ceux qui avaient reçu une éducation secondaire.

 

En quoi cela me concerne-t-il ? Sur le plan juridique, notre engagement pour tout accord international est évident. La Déclaration des droits de l’homme est « universelle » et nous oblige de la respecter et la faire respecter dans le monde entier. Il en va de même pour les OMD. Comment prétendre que nous vivons dans des Etats de droit, si nous ne respectons pas les obligations internationales auxquelles nos pays ont souscrit?

 

Ensuite, parce que historiquement et géographiquement, l’Afrique représente un partenaire privilégié de l’Europe. Si l’Afrique avait continué de se développer aux taux observés durant les années 60, elle serait un partenaire commercial de premier plan pour l’économie européenne. La Chine et les Etats-Unis sont en train de remplacer l’Europe sur ce continent aux ressources naturelles considérables. Or, l’éducation est à la base du développement. Elle donne aux gens les moyens de participer intelligemment aux processus de décision politique et économique, favorise l’éclosion de la démocratie et donc la capacité des citoyens de forcer des améliorations de la gouvernance de leur pays. L’Europe est le premier fournisseur d’aide étrangère au monde et de loin, à l’Afrique. Voilà 50 ans que les résultats sont restés décevants. Un abaissement rapide du nombre d’illettrés en Afrique est essentiel pour une meilleure utilisation de l’aide internationale sur ce continent d’autant plus que, parmi tous les secteurs, celui de l’éducation (ainsi que la santé) est celui pour lequel l’aide étrangère s’est avérée dans le passé la plus efficace. Il est aussi nécessaire, si on ne veut pas devoir continuer à augmenter l’aide humanitaire aux dépens de l’aide au développement. L’Europe peut-elle réellement prétendre devenir l’économie la plus compétitive au monde si son voisin est le continent le plus arriéré ? Comment s’attendre à pouvoir sortir l’Afrique de la misère avant la fin du 21ème siècle, si nous ne pouvons même pas assurer une éducation de base pour tous avant 2015 ?


Enfin, sur le plan moral, voulons-nous léguer à nos enfants une société juste, au sens que lui donne John Rawls dans sa « Théorie de la Justice » ? Dans ce livre, le philosophe démontre que la liberté de chacun est déterminée moralement effective par celle dont dispose celui qui en a le moins et que la personne qui se veut juste a l’obligation morale de veiller à ce que chaque membre de cette société dispose des droits essentiels. Comment allons-nous expliquer à nos descendants que nous avons toléré la privation de leurs droits essentiels à des millions d’enfants à notre porte ? Comment tolérons-nous les enfants domestiques, les enfants soldats, les enfants des zone rurales qui n’ont pas d’école ou ne reçoivent qu’une éducation de basse qualité et sporadique, les privant ainsi des moyens leur permettant d’affronter la concurrence d’un monde globalisé ? Cette situation est au 21ème siècle tout aussi intolérable que l’était l’esclavage aux 19ème et 20ème siècles.

 

Un collectif d’une quarantaine[2] d’ONG s’est constitué avec l’intention de voir que l’OMD sur l’éducation primaire soit réalisé en 2015 en Afrique subsaharienne. Pour cela, il s’est engagé à commémorer chaque année à travers l’Union européenne la « International Day of the African Youth – IDAY le 16 juin. C’est en effet le 16 juin 1976, il y exactement 30 ans cette année, qu’environ 200 écoliers qui manifestaient pacifiquement pour une éducation de qualité furent massacrés par l’armée de l’apartheid. L’année dernière, IDAY fut commémoré à Bruxelles. Cette année, ce sont 12 villes européennes dans 4 pays et 9 en Afrique qui commémoreront cette tragédie dans le but de sensibiliser public et autorités

 

Jean-Jacques Schul

B.E.I.



[1] Sources des chiffres : derniers rapports de l’UNICEF, de l’UNESCO et de l’UNDP.

[2] Au 30 avril 2006

 

En quoi a consisté l'IDAY ?

Le 16 juin 1976, un nombre toujours indéterminé de jeunes Sud-africains qui manifestaient pour une éducation de qualité furent massacrés. En leur mémoire, la Journée internationale de la jeunesse africaine (IDAY) fut instituée. Plusieurs capitales africaines organisent des manifestations à cette occasion. En organisant des manifestations tant en Europe qu’en Afrique sur le thème de l’éducation, les organisateurs espèrent mettre en évidence l’urgence qu’il y a à donner une éducation convenable à tous les jeunes Africains.

 

En 2005, 8 organisations[1] avaient permis à plus de 200 personnes d’être directement[2] et 2 000 indirectement sensibilisés au problème de l’éducation en Afrique. En 2006, 19 organisations belges, et une dizaine d’ONG étrangères ont participé à l’organisation de l’IDAY. L’opération a dû toucher environ 10 000 personnes dont 5 000 en Belgique.

 

L’opération permet à des petites ONG/associations, actives dans le domaine de l’éducation en Afrique mais qui n’ont pas les moyens de participer aux grandes assemblées internationales sur le sujet, de s’informer sur les diverses pratiques et avancées dans le domaine. La présence d’experts internationaux en Belgique permet aussi de mieux faire connaître leur action dans ce domaine essentiel au développement de l’Afrique. Elle devrait aussi inciter plus d’organisations belges à s’intéresser aux questions de droits de l’enfance. La participation de représentants des pays africains permet de faire progresser le dialogue sur les aspects de gouvernance. Enfin, la concentration de plusieurs activités sur un laps de temps précis dans le cadre d’une journée internationale renforce l’intérêt des média pour la  cause défendue et la visibilité des acteurs. La participation de plusieurs villes belges à l’opération et son insertion dans un cadre européen et africain, démultiplient l’impact de l’action tant auprès des autorités que du grand public. Enfin, la participation d’organisations africaines à l’événement a eu aussi un effet multiplicateur tant en Europe que sur place.

      

 

Objectifs spécifiques de IDAY en 2006.  

  1. L’opération vise à sensibiliser les citoyens européens sur : (1) leurs obligations quant aux droits de toute personne de recevoir au moins une éducation primaire gratuite, (2) l’étendue du déficit éducatif en Afrique subsaharienne ; (3) les actions menées pour réduire ce déficit ; (4) celles à mener pour atteindre l’Objectif de développement du Millénaire en matière d’éducation (éducation primaire gratuite pour tous d’ici 2015).

 

  1. Interpellation des autorités africaines quant à l’action menée dans leur pays pour la réalisation de cet Objectif.  Les 47 pays ayant une ambassade en Belgique déjà approchés en 2005, ont été invités une nouvelle fois. Quatre ambassadeurs ont assisté à l'événement de 2006, et celui du Sénégal et d'Ouganda y ont pris la parole.
  2. Echange d’idées (recherche de « best practices ») entre organisations et institutions actives dans le domaine de l’éducation dans la région. Voir liste des organismes participants en annexe.

                                                           Séminaire International à Bruxelles le 16 juin.  

Pour rechercher les « best practices » entre organisations et institutions responsables tant en Europe qu’en Afrique, un séminaire international à Bruxelles a été organisé en collaboration avec l’UNICEF et la participation de Madame Staneala Beckley, responsable UNICEF à Dakar pour l’éducation en Afrique,  Madame Hauma Ibrahim, prix Sakharov 2005), des Ambassadeurs de pays africains à Bruxelles, un Ministre de l’Education d’un pays africain, un représentant de la Commission européenne, de la Commission Développement du Parlement européen, de la Banque Mondiale, de la DGCD, d’organisations du Nord et du Sud, des entreprises privées,….

 

A cette occasion, un tableau de bord comprenant toutes les statistiques sur le niveau de progression dans le secteur de l’éducation des pays africains a été publié. Ce tableau, établi en collaboration avec l’UNESCO/UNICEF donne pour chaque pays africain des données économiques, des données spécifiques au secteur de l’éducation et des données sur les niveaux de corruption et pour les pays de l’UE, la part de l’aide octroyée à l’éducation en Afrique.  



[1] Le terme « organisations » regroupe ici toutes les ONGs et associations sans but lucratif actives dans le secteur de l’éducation en Afrique, participant à l’organisation du projet.

[2] Nombres basés sur les visiteurs de l’exposition, les entrées au théâtre, les dépliants distribués et les participants au débat qui avait suivi la présentation théâtrale ainsi que les annonces aux émissions radio.


MANIFESTE DIFFUSE A L’OCCASION DE LA

JOURNEE INTERNATIONALE DE L’ENFANCE AFRICAINE 

IDAY -  16 JUIN 2006

 

Ce Manifeste a été présenté au séminaire international qui s'est tenu au Parlement européen à l’occasion du 30ème anniversaire d’IDAY et envoyé à toutes les ambassades des pays d’Afrique sud-saharienne et des Etats membres de l’Union européenne à Bruxelles et à la Présidence de l’Union européenne. 

Le 16 juin 1976, environ 200 étudiants qui manifestaient pacifiquement à Soweto, Afrique du Sud, pour avoir accès à une meilleure éducation étaient abattus par l’armée de l’Apartheid. Cet événement malheureux est à l’origine de la création de la journée internationale de la jeunesse africaine dont on commémore cette année le 30ème anniversaire.

 

« Excellences, Messieurs les membres et responsables d’Europe »,

 

C’est ainsi que vingt-trois ans plus tard, Yaguine et Fodé, deux jeunes guinéens découverts morts dans le train d’atterrissage d’un avion de la Sabena, s’adressaient à nous dans un message désespéré pour nous rappeler que les conditions d’éducation dans l’ensemble de l’Afrique subsaharienne restaient inacceptables : « nous voulons étudier, et nous vous demandons de nous aider à étudier pour être comme vous en Afrique.»[1]

 

Alors que l’éducation est un droit fondamental garanti par l’article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 et confirmé par les articles 28 et 29 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant du 20 novembre 1989, les chiffres montrent que le problème reste entier en Afrique.

 

Environ 46 millions[2] d’Africains de 6 à 12 ans (45%) n’ont toujours pas accès à un cycle complet d’éducation primaire ; le nombre de jeunes de 15 à 24 ans qui restent analphabètes augmente alors qu’il baisse sur tous les autres continents. En pourcentage du PIB, les pays d’Afrique subsaharienne, consacrent en moyenne à l’éducation moins de ressources qu’à la santé ou à la défense. Deux tiers des jeunes n’ont pas accès à l’éducation secondaire, cette proportion étant pire pour les filles que pour les garçons. 

 

Priver un enfant d’éducation primaire revient à le priver des moyens élémentaires qui lui permettent de choisir le mode de vie qui convient le mieux à son potentiel. Cela le rend plus vulnérable à la concurrence dans un monde globalisé et le maintient dans un état d’infériorité. Cette situation est au 21ème siècle tout aussi intolérable que l’était l’esclavage aux 19ème et 20ème siècles. Or, par deux fois déjà, en 2000 et 2005, tous les Etats, y compris les Etats européens qui se disent « de droits » ont du constater l’échec du deuxième Objectif du Millénaire pour le développement : assurer un cycle complet d’éducation primaire pour tous. Pourtant, ils ont tous, à ce jour, signé la Déclaration et la Convention et se sont donc engagés à reconnaître, respecter et faire respecter ces droits chez eux comme ailleurs.

 

Le soutien à l’éducation procède aujourd’hui à la fois de l’aide humanitaire et d’une démarche de coopération au développement. Nous pensons aux orphelins du SIDA, aux enfants soldats, aux enfants domestiques, à la pauvreté qui contraint les enfants au travail, à la prostitution, à la traite des êtres humains et aux déplacements forcés. Si le mal-développement est un phénomène aux causes et donc aux solutions complexes, l’éducation reste un élément clé du développement. On sait que des femmes éduquées vivent plus longtemps, ont un planning familial plus équilibré et favorisent l’éducation de leurs propres enfants. C’est aussi le meilleur moyen préventif actuellement disponible contre le SIDA : dans les zones rurales ougandaises, un sondage a montré que le pourcentage de personnes atteintes qui était en moyenne de 16% en 1990, avait chuté suite à une campagne de sensibilisation à 12% pour les analphabètes, à 6.5% pour ceux qui avaient un diplôme d’éducation primaire et  à 2% pour ceux qui ont reçu un diplôme d’éducation secondaire.

 

 

 

 

L’éducation est à la base du développement économique sur tous les continents. Elle contribue à la prise de conscience politique, donc à l’épanouissement de la démocratie et de la capacité des citoyens

à forcer l’amélioration de la gouvernance de leur pays et conduit donc à une utilisation plus efficace de l’aide étrangère. Améliorer l’éducation dans un pays économiquement retardé est donc une condition nécessaire mais pas suffisante pour son développement. 

 

L’Afrique a besoin d’un réseau d’éducation de qualité qui permette à sa population de choisir son propre mode de développement et d’exprimer ses propres revendications. Pour que cet objectif garde tout son sens, le cycle primaire doit être pensé et organisé en considérant tous ses prolongements possibles : les autres cycles d’études, l’apprentissage d’un métier, et, par exemple, la protection et l’accompagnement des enfants travailleurs, quel que soit leur âge, ainsi que l’alphabétisation des parents. Les jeunes étant particulièrement vulnérables, seule l’école peut offrir un espace privilégié à partir duquel une vie normale peut prendre son cours. Il est illusoire d’espérer voir ces objectifs atteints avant la fin du siècle en Afrique si au moins le deuxième OMD n’est pas atteint comme prévu d’ici la nouvelle échéance prévue pour 2015.

 

Nous nous réjouissons de constater que l’Organisation des Etats d’Afrique ait décrété l’éducation comme un secteur prioritaire, et que Nelson Mandela, prix Nobel de la Paix ait requis des pays les plus puissants de la planète qu’ils s’engagent à réaliser le deuxième Objectif du Millénaire.

 

Nous demandons à cet effet que :

 

  • l’aide à l’éducation primaire devienne une priorité pour tous les gouvernements et qu’une attention toute particulière soit portée à sa qualité ; il faut en effet éviter de verser dans une scolarisation de masse sans moyens matériels et humains  adéquats, scolarisation de masse qui ne permettrait pas d’atteindre l’objectif de l’alphabétisation équivalent au cycle d’éducation primaire,
  • des programmes soient lancés pour fournir une éducation de base à tous les jeunes, filles et garçons, de 15 à 24 ans qui n’ont pas eu le droit à un cycle complet d’éducation primaire,
  • les évaluations de la gouvernance des pays africains par le NEPAD comprennent celle des efforts faits par les pays concernés pour atteindre les OMD et tout particulièrement celui concernant l’éducation primaire,
  • dans les rapports avec le Fonds Monétaire International, le financement public de l’éducation soit considéré comme un investissement et non pas comme une dépense courante et qu’elle ne soit donc pas affectée par des restrictions budgétaires ou d’ordre politique,
  • les gouvernements qui prennent les mesures nécessaires pour atteindre  le deuxième objectif du Millénaire pour le Développement (le cycle complet d’éducation primaire pour tous d’ici 2015), voient leur enveloppe d’aide augmentée  en conséquence,
  • les gouvernements de l’Afrique Sub-saharienne soient encouragés à prendre en charge l’entièreté des budgets d’éducation primaire à l’horizon 2015 ; de façon à permettre à l’aide internationale d’augmenter son soutien à l’éducation secondaire et tertiaire.


[1] La lettre complète de Yaguine et Fodé se trouve en annexe à ce document.

[2] Sources des chiffres : derniers rapports de l’UNICEF, de l’UNESCO et de l’UNDP.

 

 

LISTE DES ONGs SIGNATAIRES

 

 

Belgique

Action Développement Parrainages Mondiaux (ADPM)

Actions Femmes et Enfance Heureuses

Aide à l'Education pour l'Afrique AEDAF 

Afrikaansplatform 

Afrique au Cœur asbl 

AMADE Belgique :

Amis des Enfants (ADE)

Association Belgique Madagascar 

Centre d’études africaines & de recherches interculturelles (CEAF& RI) 

Dynamo International

Fonds Message de Yaguine et Fodé 

Hygiène et Assainissement 

MA’CHAKA. S.I

KWASKWASA 

La Maison des Enfants du Monde 

Le Monde Selon Les Femmes 

Oser la Vie 

Petits Pas 

UNICEF 

 

Allemagne :

Jugendhilfe Afrika e.v 

 

France

Avenir NEPAD International 

Organisation pour la Cohésion du Droit et du Développement (OCD) 

 

Luxembourg

CARITAS 

 

 

 

Annexe 1 : Tableau de bord de la performance des pays de l’Afrique Sub-saharienne dans l’optique d’atteindre le deuxième Objectif du Millénaire pour le développement d’ici 2015. (cliquez "Performances..." dans les Documents utiles)

 

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